Malware : définition

Marc Lefèvre

janvier 18, 2026

Un malware, ou logiciel malveillant, est un programme conçu pour s’introduire dans un système informatique sans autorisation, afin d’en perturber le fonctionnement, d’exploiter des données ou de prendre le contrôle d’une machine.

À la différence d’un simple dysfonctionnement ou d’un bug, un malware repose toujours sur une intention malveillante.

Il agit contre les intérêts de l’utilisateur ou de l’organisation, souvent de manière discrète, sans provoquer de signal visible immédiat.

Le terme « malware » désigne une catégorie générale de menaces informatiques. Il regroupe plusieurs types de programmes nuisibles, dont le virus n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Cette distinction est essentielle : tous les virus sont des malwares, mais tous les malwares ne sont pas des virus.

Les effets d’un malware concernent généralement un ou plusieurs des trois piliers de la sécurité informatique :

  • la confidentialité, par le vol ou l’espionnage de données ;
  • l’intégrité, par la modification ou la corruption de fichiers ;
  • la disponibilité, par le blocage ou la paralysie des systèmes.
Schéma montrant un malware s’introduisant sans autorisation dans un ordinateur et compromettant le système malware définition

Dans le champ de la cybersécurité, le malware est donc considéré comme un logiciel malveillant utilisé comme outil d’attaque.

Il sert à exploiter des failles techniques ou humaines pour atteindre un objectif précis, souvent à l’insu de la victime.

Quels sont les objectifs d’un malware ?

Un malware n’est jamais déployé au hasard.

Derrière chaque logiciel malveillant se trouve un objectif précis, qui varie selon le contexte, la cible et le niveau de sophistication de l’attaque.

L’un des objectifs les plus fréquents reste le gain financier.

Certains malwares cherchent à extorquer de l’argent, détourner des ressources informatiques ou revendre des données volées. La machine infectée devient alors un simple moyen d’exploitation.

D’autres malwares visent le vol d’informations.

Ils collectent identifiants, mots de passe ou données personnelles et professionnelles, parfois sur de longues périodes, en évitant toute perturbation visible afin de rester indétectables.

Il existe également des malwares conçus pour l’espionnage ou la surveillance.

Ils permettent d’observer l’activité d’un utilisateur, de suivre des communications ou d’accéder à des documents sensibles, notamment en environnement professionnel.

Dans certains cas, l’objectif est le sabotage ou l’interruption d’activité.

Le malware peut bloquer l’accès à des fichiers, ralentir fortement un système ou rendre un service indisponible, avec des conséquences immédiates sur le fonctionnement quotidien.

Sur le terrain, on rencontre régulièrement des systèmes anciens ou mal mis à jour utilisés comme points d’entrée.

Une infection apparemment mineure suffit alors à chiffrer des données critiques ou à interrompre une activité pendant plusieurs jours.

Enfin, certains malwares cherchent à prendre le contrôle à distance d’une machine.

Celle-ci peut ensuite être utilisée à l’insu de son propriétaire : propagation vers d’autres systèmes, participation à des attaques ou hébergement de contenus frauduleux.

Les grandes familles de malwares

Le terme malware regroupe plusieurs types de logiciels malveillants aux fonctionnements distincts.

Les identifier permet de mieux comprendre les risques et les mécanismes en jeu.

Le virus est l’une des formes les plus connues.

Il s’attache à un fichier ou à un programme légitime et se propage lors de son exécution. Son activation dépend généralement d’une action humaine, comme l’ouverture d’un fichier infecté.

Le ver informatique se distingue par sa capacité à se propager de manière autonome, sans intervention de l’utilisateur.

Il exploite souvent des failles réseau pour se diffuser rapidement d’un système à un autre.

Le cheval de Troie se présente comme un logiciel légitime ou utile, mais dissimule une fonctionnalité malveillante.

Une fois installé, il peut ouvrir un accès non autorisé ou installer d’autres malwares.

Le ransomware chiffre les fichiers d’un système ou en bloque l’accès, puis exige une contrepartie pour rétablir la situation.

Ce type de malware vise directement l’interruption d’activité et la pression financière.

Les spywares sont conçus pour surveiller l’utilisateur.

Ils collectent des informations telles que les habitudes de navigation, les identifiants ou les données personnelles, souvent sans impact visible immédiat.

Les adwares affichent de la publicité de manière intrusive.

Bien qu’ils soient parfois perçus comme moins graves, ils peuvent dégrader les performances et servir de porte d’entrée à d’autres menaces.

Les rootkits cherchent à masquer la présence d’un malware en modifiant le fonctionnement interne du système.

Leur objectif principal est la discrétion et la persistance, ce qui rend leur détection particulièrement complexe.

Un botnet correspond à un ensemble de machines infectées et contrôlées à distance.

Chaque appareil compromis devient un « bot », exploitable pour des actions coordonnées sans que son propriétaire en ait conscience.

Enfin, les keyloggers enregistrent les frappes au clavier afin de récupérer des informations sensibles, comme des mots de passe ou des données bancaires.

Dans la pratique, ces catégories sont rarement isolées.

Un même malware peut combiner plusieurs mécanismes, par exemple un cheval de Troie utilisé pour installer discrètement un ransomware ou un spyware.

Les principaux modes d’infection

Un malware n’apparaît jamais spontanément sur un système.

Il s’appuie sur des vecteurs d’infection, souvent liés à des usages courants ou à des failles connues, pour s’introduire sans autorisation.

Le courrier électronique reste l’un des moyens les plus répandus.

Une pièce jointe infectée ou un lien intégré dans un message peut déclencher l’installation du malware dès son ouverture, parfois sans signe immédiat.

Les téléchargements constituent un autre point d’entrée fréquent.

Des logiciels présentés comme gratuits, des versions modifiées ou des programmes obtenus hors de sources fiables peuvent contenir un code malveillant dissimulé.

Les sites web compromis peuvent également servir de vecteur.

Dans certains cas, une simple visite suffit à exploiter une vulnérabilité du navigateur ou d’un composant non mis à jour.

Les supports amovibles, comme les clés USB ou disques externes, peuvent transporter un malware d’un système à un autre.

Ils sont particulièrement à risque lorsqu’ils sont utilisés sur plusieurs postes sans précaution.

Les failles de sécurité jouent un rôle central dans de nombreuses infections.

Un système ou un logiciel obsolète offre des points d’entrée exploitables sans action consciente de l’utilisateur.

Dans la pratique, on observe fréquemment des infections liées à l’installation de logiciels non légitimes.

Ce type de téléchargement, souvent perçu comme anodin, peut introduire un malware qui s’installe en arrière-plan et persiste sans être immédiatement détecté.

Schéma illustrant les vecteurs d’infection d’un malware : email, téléchargement, site web compromis et clé USB

Une fois présent, le malware cherche généralement à se maintenir dans le temps.

Il peut modifier des paramètres du système, se lancer automatiquement au démarrage ou masquer ses fichiers afin de prolonger son activité.

Les signes courants d’une infection par un malware

La détection d’un malware ne repose pas toujours sur un signal évident.

De nombreuses infections cherchent au contraire à rester discrètes le plus longtemps possible.

Un premier indicateur fréquent est un comportement anormal du système.

Ralentissements inhabituels, blocages répétés ou redémarrages inexpliqués peuvent traduire une activité malveillante en arrière-plan.

La présence de fichiers modifiés ou chiffrés sans action volontaire constitue un signal clair.

Des extensions inconnues ou l’impossibilité d’ouvrir certains documents doivent alerter.

Des messages inhabituels, alertes inattendues ou demandes de paiement apparaissant à l’écran peuvent également indiquer une infection.

Cela est particulièrement vrai dans le cas de malwares orientés vers l’extorsion.

Une activité réseau suspecte peut aussi être révélatrice.

Des connexions sortantes vers des destinations inconnues ou une consommation anormale de bande passante traduisent parfois une communication non autorisée avec un serveur distant.

Enfin, la désactivation inexpliquée de fonctions de sécurité ou l’impossibilité de lancer certains outils de protection peut révéler la présence d’un malware cherchant à empêcher sa propre détection.

Pris isolément, ces signaux ne prouvent pas systématiquement une infection.

Leur accumulation doit toutefois inciter à la prudence : plus une infection est détectée tôt, plus ses effets restent limités.

Réduire les risques d’infection par un malware

La prévention repose avant tout sur des gestes simples, appliqués de manière régulière.

La majorité des infections observées exploitent des négligences courantes plutôt que des failles complexes.

Le maintien des systèmes et logiciels à jour est l’une des mesures les plus efficaces.

Les mises à jour corrigent des vulnérabilités connues, fréquemment utilisées comme points d’entrée par les malwares.

La prudence lors des téléchargements reste essentielle.

Installer des logiciels provenant de sources non officielles ou des versions modifiées expose directement à des codes malveillants intégrés volontairement.

La gestion des emails et pièces jointes joue également un rôle central.

Un message inattendu, même crédible en apparence, doit être traité avec vigilance, en particulier lorsqu’il incite à ouvrir un fichier.

Les sauvegardes régulières constituent une protection indirecte mais déterminante.

Elles permettent de limiter l’impact d’une infection, notamment en cas de chiffrement ou de perte de données.

Sur le terrain, de nombreux incidents auraient pu être évités par une simple sensibilisation.

Des erreurs humaines répétées, comme l’installation de logiciels non vérifiés ou le report des mises à jour, restent à l’origine de nombreuses infections.

Enfin, l’adoption de principes généraux de sécurité, tels que l’utilisation de comptes aux droits limités et l’attention portée aux comportements inhabituels du système, contribue à réduire durablement l’exposition aux malwares.

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